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jeudi 11 juillet 2013

HUÎTRIER PIE


Identification :
Huîtrier pie est un oiseau de rivage. Ce robuste échassier assez trapu est entièrement noir et blanc : tête, cou, haut de poitrine et dos noirs ; ailes et queue noir et blanc. Le bec, long et rectiligne, est rouge orangé. Les pattes sont roses. Il n'y a pas de dimorphisme sexuel, mâles et femelles sont absolument identiques.

Chant : Cris aigus et forts : Klip klip klip.

Habitat : Cet habitant du littoral marin accepte une grande variété de paysages. Il marque une préférence pour les rivages plats, les étendues vaseuses des baies et des estuaires mais il fréquente également les côtes rocheuses avec récifs ou les îlots bas couverts d'algues. Cependant, depuis quelques années, grâce à une remarquable adaptation alimentaire, il a colonisé les prairies intérieures et les lagunes avoisinantes. Cette colonisation a ses limites : plus on s'éloigne des côtes, plus sa présence est rare.

Comportements : Les couples nichant en France (nombreux en Normandie et Bretagne, significatifs sur les côtes de la Manche, en Camargue et sur le bassin d'Arcachon) sont sédentaires. Ils sont rejoints en septembre par de nombreux individus, originaires des Pays-Bas et de Grande-Bretagne. Ces hivernants repartent progressivement de février à avril. L'huîtrier-pie niche en couples séparés mais devient très sociable après la période de nidification. Son activité est à la fois diurne et nocturne.

Nidification : Le nid est une construction rudimentaire. C'est une simple dépression garnie de coquillages et de débris d'algues. Entre mars et mai, la femelle y dépose en moyenne trois oeufs jaunâtres striés de brun-noir qui sont couvés pendant une période variant de 24 à 27 jours. Les poussins sont nidifuges.

Régime : Lorsqu'il est en bord de mer, l'huîtrier pie se nourrit principalement de mollusques bivalves (moules, coques). Il se révèle particulièrement habile pour ouvrir les coquillages en les martelant ou en écartant les valves et en sectionnant avec son bec le muscle qui les relie. Son menu est complété par des gastéropodes (littorines), des crabes et des vers marins. Lorsqu'il est à l'intérieur des terres, son repas se compose essentiellement de lombrics et d'insectes..





L ' HIRONDELLE DE RIVAGE


Identification :
L'hirondelle de rivage est la seule hirondelle à dos brun. Plus petite que sa cousine rustique, on la distingue facilement par sa courte queue à peine échancrée et sa bande pectorale d'un brun cendré qui contraste avec sa gorge et son dessous blancs.

Chant : L'hirondelle de rivage émet un cri roulé 'tchrrip' ou 'tchrrtchrr' et assez dur, le cri d'alarme est bref et rauque 'tritt'. Son chant est un gazouillis rapide et sonnant.

Habitat : L'hirondelle de rivage doit son nom aux lieux qu'elle habite. En effet, elle ne quitte guère les zones humides naturelles (rivières, fleuves, falaises côtières) ou artificielles (carrières de sables, talus routiers). La reproduction est liée à la présence de falaises abruptes, et de granulométrie fine. Ces habitats sont fragiles et instables, ce qui entraîne d'importantes fluctuations annuelles des effectifs nicheurs en France.

Elle niche en colonie dense qui peut aller de quelques couples à 600-700 couples maximum. Guide encyclopédique des oiseaux (Beaman Madge - Nathan)

Distribution : présentes dans toute l'Europe, les populations les plus importantes se trouvent dans l'est du continent ainsi qu'en espagne. En France elle occupe les 2/3 nord du territoire.
La quasi-totalité de l'espèce hiverne en Afrique dans la zone sud sahélienne.

Comportements : Contrairement à l'hirondelle rustique ou de fenêtre, l'hirondelle de rivage creuse un trou circulaire et horizontal qui peut atteindre une profondeur d'un mètre. Cet ouvrage est souvent réalisé dans la partie abrupte d'une falaise, d'une gravière, sablière ou dans la rive d'un cours d'eau.

Son nid est généralement constitué d'herbes et de plumes. Cette chambre se situe à l'extrémité d'un tunnel sinueux creusé par les deux partenaires, abri qui peut-être utilisé plusieurs années de suite. L'hirondelle de rivage effectue généralement deux nichées, mais les populations les plus au nord n'en feront qu'une.
C'est après cette période de reproduction qu'elles se rassembleront dans les roselières pour se préparer au départ pour l'Afrique.

Vol : Encore une grande virtuose de la voltige. Son vol est si vacillant et entrecoupé de petits sauts, qu'il a souvent été comparé à celui des papillons. On la voit souvent rasant la surface de l'eau mais contrairement à sa cousine rustica, elle vole très rarement à grande hauteur.

Nidification : Contrairement à l'hirondelle rustique ou de fenêtre, l'hirondelle de rivage creuse un trou circulaire et horizontal qui peut atteindre une profondeur d'un mètre. Cet ouvrage est souvent réalisé dans la partie abrupte d'une falaise, d'une gravière, sablière ou dans la rive d'un cours d'eau.

Son nid est généralement constitué d'herbes et de plumes. Cette chambre se situe à l'extrémité d'un tunnel sinueux creusé par les deux partenaires, abri qui peut-être utilisé plusieurs années de suite. L'hirondelle de rivage effectue généralement deux nichées, mais les populations les plus au nord n'en feront qu'une.
C'est après cette période de reproduction qu'elles se rassembleront dans les roselières pour se préparer au départ pour l'Afrique.
La femelle pond 4 à 5 oeufs d'un blanc pur d'environ 18 mm, leur incubation durera 14 jours.
Les petits sont nourris en commun, comme chez leurs congénères, avec des moucherons et d'autres petits insectes, parfois avec des libellules presque aussi longues qu'eux.
C'est vers le dix-neuvième jour que les petits prendront leur envol et apprendront comme leurs parents à chasser moustiques et araignées au dessus de l'eau.

Régime : Les petits sont nourris en commun, comme chez leurs congénères, avec des moucherons et d'autres petits insectes, parfois avec des libellules presque aussi longues qu'eux.





LE HERON CENDRE


Identification :
Grand oiseau gris, majestueux lorsqu'il est debout au repos. Il possède de longues pattes jaune grisâtre ou grises, un long cou et un grand bec jaune grisâtre en forme de dague. Le dessous, la tête et le cou sont blanchâtres avec une crête noire et des rayures sombres sur le devant du cou et de la poitrine. Le reste du plumage est gris-pigeon. En vol, parfois haut en battant lentement des ailes qui sont alors bien arquées, les plumes principales des ailes sont foncées, presque noires, le cou est replié et les pattes sont plus longues que la queue. Les jeunes hérons ont le front et la calotte gris, la nuque noire grisâtre avec une courte plume nucale, les côtés de la tête et du cou ainsi que le dos gris. Le centre de leur cou est beige. Ils cherchent à se nourrir près de toutes sortes de plans d'eau, et on en voit même quelquefois en zone urbaine. Leur technique de pêche n'est pas encore très au point et ils feront sans doute plus de peur que de mal aux poissons.

Chant : Le cri typique en vol, souvent émis le soir, est rauque, sonore et croassant. La colonie est très bruyante et de nombreux coups de becs peuvent être échangés. Khèèik

Habitat : Les hérons fréquentent n'importe quelle zone humide (marais, cours d'eau, étangs ...) où ils peuvent trouver de la nourriture. Ce peut être de l'eau douce, saumâtre ou salée, dormante ou courante, du moment quelle est peu profonde. Ils peuvent aussi fréquenter les forêts à proximité des eaux.

Comportements : Le héron cendré peut avoir des attitudes curieuses. Il peut rester des heures, posé sur une seule patte, complètement inactif s'il n'est pas dérangé. Il enfonce son cou dans les épaules, seule la tête et le bec à l'horizontale semblent surgir de son corps. Sa manière de chasser est particulière. Il chemine lentement et courbé, dans les eaux peu profondes, sans faire de bruit, pointant vers le bas son bec puissant et pointu, prêt à asséner le coup mortel à la proie qui passera à sa portée.
Parfois, il reste immobile dans l'eau, observant le fond devant lui et sur les côtés afin de capturer habilement le moindre poisson qui passe.
Pour les grosses proies, (grand poisson ou anguille importante), il les frappe fortement de son bec pour les transpercer, et les secoue d'un côté à l'autre, avant de les avaler entières, tête la première.

Vol : Bat lentement des ailes, la tête repliée en arrière et les pattes tendues. Vol lourd et puissant.
Le héron cendré a un vol lent, avec de profonds battements d'ailes, donnant une impression de puissance. Il s'envole de façon majestueuse. Il plane parfois, surtout avant d'atterrir.

Nidification : Le héron cendré construit un très grand nid avec des rameaux secs, des branches et des laîches. Il nidifie en grandes colonies souvent sur un seul arbre.
La femelle dépose de 3 à 5 œufs mats, gris-bleu, parfois teintés de roux. L'incubation est assurée alternativement par les deux parents, et dure environ 26 jours.
A la naissance, les poussins ont une apparence grotesque, avec le duvet de la tête très abondant.
Ils sont nourris par les deux parents. Incités par les petits coups de bec des jeunes, ils régurgitent la nourriture que les poussins prennent directement dans le bec des adultes.
Les jeunes ne volent pas très bien avant l'âge de 55 jours.

Régime : Le héron cendré se nourrit essentiellement de poisson, d'anguilles, de batraciens. Il peut aussi se nourrir de petits mammifères (rongeurs), d'insectes, de crustacés et de reptiles. Il pêche les poissons à l'affût, parfaitement immobile. A la vitesse de l'éclair, son cou se détend et son bec en forme de poignard transperce la victime.

Protection / Menaces : La destruction de certaines parties de son habitat, notamment l'abattage des arbres et les dérangements humains, peuvent compromettre la nidification du héron cendré.
Actuellement, l'espèce se porte très bien grâce à sa protection totale, et à une meilleure gestion de son habitat.






LE HERON POURPRE


Identification :
Le héron pourpré a un plumage brun violacé avec les ailes gris ardoisé, la poitrine brun-roux, l'abdomen noir et les flancs et les scapulaires roux pourpré.
La calotte et les longues plumes de la crête sont noires. L'arrière du cou est brun-roux clair. Le reste du cou est blanc avec des stries noires s'étendant sur le haut de la poitrine. Une ligne noire court vers le bas sur les côtés du cou.
Le long bec pointu est jaune. Les yeux sont jaune pâle. Les pattes et les doigts sont jaune orangé. Le héron pourpré a des doigts plus longs que les autres hérons, lui permettant de marcher sur la végétation flottante.
En plumage nuptial, les deux adultes ont de longues plumes sur la poitrine.
Le juvénile est plus brun que les adultes, mais il n'a pas la crête et les longues plumes sur la poitrine.

Chant : Le héron pourpré est en général silencieux. En vol, son cri est semblable à celui du héron cendré, mais plus haut-perché.

Habitat : Le héron pourpré se reproduit au bord des lacs et des marécages avec des roselières étendues. En dehors de la saison nuptiale, il préfère les zones humides plus ouvertes bordées de végétation.
Les oiseaux reproducteurs semblent être établis dans certaines zones de leur habitat.

Comportements : Le héron pourpré se nourrit dans les eaux douces peu profondes, attendant sans bouger qu'une proie passe, traquant lentement poissons et grenouilles, ou les transperçant avec son long bec pointu et puissant. Il reste dans les roselières plus que le héron cendré. C'est un chasseur timide et solitaire, préférant la nuit et le petit matin pour chasser. Ils dorment plutôt dans les zones côtières, telles que les mangroves et les estuaires.
Le héron pourpré défend vigoureusement son territoire, gonflant les plumes de son cou et hérissant sa crête.
La parade nuptiale montre ce héron avec les plumes du cou gonflées. Le mâle et la femelle pointent leurs becs vers le haut.

Vol : Le héron pourpré vole lentement avec le cou rétracté, et les longues pattes et doigts projetés vers l'arrière. Son vol est puissant et régulier, avec de lents battements d'ailes.

Nidification : Le héron pourpré niche habituellement en petites colonies, dans les roselières denses en eau peu profonde, à environ un mètre au-dessus de l'eau. Le nid volumineux est une plate-forme faite de roseaux ou de brindilles. Le mâle apporte les matériaux à la femelle qui construit le nid. D'autres nids supplémentaires sont utilisés par l'adulte qui ne couve pas et par les jeunes à leur sortie du nid.
La femelle dépose 2 à 5 œufs bleu-vert clair. L'incubation dure environ 25 à 30 jours, assurée par les deux parents. Les poussins sont nourris et protégés par les adultes, qui régurgitent de la nourriture directement dans leurs becs ou dans le nid. Les jeunes quittent le nid au bout de dix jours et s'installent dans les branches proches, revenant vers le nid pour être nourris. Ils s'envolent à l'âge de trois mois.

Régime : Le héron pourpré se nourrit de poissons, mollusques, crustacés, insectes aquatiques, larves, reptiles, petits rongeurs et petits oiseaux.

Protection / Menaces : Actuellement, la population communautaire est estimée de l'ordre de 5.000 couples et est en régression ces dernières années. Les causes en sont principalement la disparition et la modification des habitats dues à l'assèchement des zones humides et à l'utilisation des eaux, la chasse illégale, les biocides et les dérangements des colonies.





LE HERON GARDE-BOEUFS


Identification :
Très courant en Afrique Septentrionale, le héron garde-bœufs est un échassier vivant près des eaux douces, piscivore de taille moyenne. Il accompagne les bœufs dans les champs et se donne pour mission de les débarrasser des insectes parasites qui les tourmentent.
Cet échassier est légèrement plus petit que l'aigrette garzette. On le connaît sous deux aspects relativement différents : le plumage nuptial et le plumage d'hiver. Lors du plumage nuptial, il arbore des plumes orangées sur la tête, le dos et la poitrine. Son bec est jaune et ses pattes rougeâtres. En plumage d'hiver, son plumage est entièrement blanc. Son bec est orange, ses pattes verdâtres et sombres. Entre les deux phases, le mâle subit une mue totale à la fin de l'automne. Ce héron de petite taille donne la curieuse impression d'être bossu car, lorsqu'il est perché, il rentre le cou dans les épaules. Le garde-bœuf diffère des autres hérons par sa silhouette massive et son bec court.
Les deux sexes sont semblables.
Le juvénile ressemble aux adultes en hiver, mais il a le bec et les pattes noirs, devenant clairs très rapidement.

Chant : Divers croassement pendant la nidification.

Habitat : Contrairement aux autres hérons, le garde-bœufs n'est pas forcément lié au milieu aquatique. Même si l'eau et les zones humides continuent à jouer un rôle important dans son mode de vie, on peut aussi bien le retrouver dans les steppes et les prairies. Il peut même séjourner assez longtemps en terrain sec et à proximité des agglomérations.
Originaire de l'Afrique, très courant au Kenya ou en Tanzanie, on le rencontre actuellement sur tous les continents excepté à proximité des cercles polaires. Il est courant dans la péninsule ibérique et le sud de la France et on peut l'apercevoir occasionnellement dans le reste de l'Europe.

Comportements : Cet oiseau fait preuve d'un instinct grégaire : il niche en colonies plus ou moins nombreuses (de dix à un ou plusieurs milliers) dans les arbres ou dans les buissons à proximité des lacs ou des étangs. La recherche de nourriture est également souvent une quête collective : on les aperçoit par petits groupes profitant du dérangement occasionné par le bétail aux petits insectes. Les hérons garde-bœufs volent également en groupes, mais contrairement aux oies ou à certains autres échassiers qui sont connus pour leur alignement strict, ils adoptent des formations désordonnées

Vol : Bat lentement des ailes, la tête repliée en arrière et les pattes tendues. Vol puissant et régulier.

Nidification : La construction du nid est l'affaire des deux parents, mais on assiste à une répartition assez rigoureuse des tâches : la femelle se charge de l'architecture proprement dite, tandis que le mâle s'occupe de la collecte des matériaux. Bâti de branchettes et de roseaux, le nid est installé dans un buisson au bord de l'eau.
Quand l'un des partenaires revient au nid, ils effectuent une cérémonie avec les plumes du dos hérissées et celles de la tête aplaties.
La femelle dépose 4 à 5 œufs de couleur bleu verdâtre qui sont couvés alternativement par le mâle et la femelle pendant 22 à 26 jours. Les jeunes sont nidicoles et s'envolent environ au bout de 30 jours, mais ils sont capables de grimper dans les branches voisines du nid à l'âge de 14 à 21 jours.

Régime : Son régime est principalement insectivore. On le retrouve souvent en compagnie du bétail sur lequel il se perche pour le débarrasser de ses parasites. Cependant, les insectes ne représentent pas son menu exclusif, il comporte également des petits vertébrés qu'il capture en marchant lentement près des troupeaux, des grands mammifères ou des machines agricoles.

Protection / Menaces : Le héron garde-bœufs est commun et largement répandu dans son habitat.






LE HARLE HUPPE


Identification :
Le harle huppé est un canard plongeur. Son bec effilé rouge, sa tête noire avec des reflets verts, son collier blanc et sa huppe lui confèrent un style inimitable. Le mâle est facile à reconnaître avec sa double huppe, son collier blanc et sa poitrine roussâtre tachetée de noir. Par contre, les femelles et les juvéniles ressemblent fortement à ceux du harle bièvre. Cependant, l'observateur chevronné fera sans peine la distinction entre les deux espèces. En effet, les harles bièvres femelles et juvéniles présentent une très nette séparation entre la tête brune et le cou blanc alors que les femelles et les juvéniles de harle huppé voient le brun de la tête se fondre sans transition dans le gris du cou.
Le harle tient son nom de son habitude à nager le corps submergé (Mergus, de mergere, submerger).

Chant : Ordinairement silencieux, le cri dissyllabique assez doux du mâle en parade répond au kokokok rauque et grognant de la femelle.

Habitat : Espèce aquatique, ils préfèrent en général l'eau salée à l'eau douce. Le harle huppé se retrouve donc plutôt en bordure d'océan et sur le littoral mais aussi parfois sur la rive des grands lacs et des étangs.

Comportements : Dès la fin de la ponte, le mâle déserte discrètement la cellule familiale pour changer son plumage. La plupart du temps, le harle huppé est muet. Il est migrateur. En hiver, il descend vers le sud à la recherche de climats plus cléments. On le retrouve au bord des grands lacs et en bordure du golfe du Mexique.

Vol : Le vol des harles huppés est rapide et rectiligne, le plus souvent au ras de l'eau, cou et corps allongés avec l'impression d'avoir les ailes très en arrière du corps.

Nidification : Le nid est posé par terre. Les buissons, les branches basses des arbres, les cavités dans les rochers servent d'abris. La couvée est de huit œufs en moyenne et c'est la femelle qui prend en charge l'incubation qui dure un mois. Les petits sont nidifuges et se mettent à l'eau dès qu'ils sont aptes à se déplacer.

Régime : Il se nourrit principalement de poissons mais son menu habituel comprend également des mollusques, des crustacés, des insectes aquatiques, notamment des libellules. A tous ces éléments d'origine animale, il faut ajouter de la matière végétale en quantité plus ou moins variable selon les ressources disponibles.





LE HARLE BIEVRE


Identification :
Le harle bièvre mâle possède une tête vert foncé avec un long bec mince et crochu, rouge. Le cou, la poitrine et les flancs sont blancs et contrastent avec le milieu du dos noir. Les ailes, en grande partie blanches à la base, sont noires aux extrémités. Le croupion est gris, ainsi que la queue dont le bout est plus foncé. La poitrine est teintée de rose au printemps. La femelle possède une tête brune sur un corps gris. La transition s'effectue par un cou blanc.
Le harle tient son nom de son habitude à nager le corps submergé (Mergus, de mergere, submerger). Sa réputation à manger grande quantité de poissons lui a valu le nom de bièvre (autrefois, on pensait que le bièvre ou castor mangeait du poisson.).

Chant : Ordinairement silencieux, son cri rappelle celui de la grue cendrée. Le mâle émet un croassement bas et la femelle un sonore karr kokokok roulé.

Habitat : Il se rencontre près des fleuves, au bord des lacs, des rivières, sur les rives des grands étangs, le long des côtes marines.

Comportements : Le harle bièvre est un excellent plongeur. Son immersion peut durer entre 20 et 30 secondes au cours desquelles il peut s'enfoncer jusqu'à 10 mètres. Ce migrateur partiel visite l'Europe Occidentale pendant ses quartiers d'hiver. On peut ainsi assister à des rassemblements de milliers d'individus en certains points du littoral et plusieurs centaines sur les rives des grands lacs.

Vol : Le harle peut atteindre la vitesse de 70 km/h. Son décollage semble laborieux, en effet sa morphologie l'oblige à courir quelques instants sur l'eau avant de prendre un envol direct, cou tendu, à quelques mètres de la surface de l'eau.

Nidification : Le nid est placé dans un arbre creux, un grand trou dans une muraille ou à terre, à l'abri d'un fourré ou d'un arbre renversé. Cependant, le harle bièvre accepte volontiers les nichoirs artificiels. En avril ou mai, la femelle pond entre 8 et 12 oeufs protégés de duvet. L'incubation dure de 30 à 32 jours. Les canetons sont nidifuges et sont assez souvent transportés par la femelle qui les juche sur son dos. L'envol des petits s'effectue entre 60 et 70 jours après l'éclosion.

Régime : Ce gros canard plongeur se nourrit essentiellement de poissons mesurant généralement moins de 10 cm de long. Occasionnellement, il complète son régime avec des mollusques, des vers, des insectes et des crustacés.