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vendredi 12 juillet 2013

LE PITPIT ROUSSELINE


Identification :
Petit passereau, de couleur sable et légèrement strié. Le pipit rousseline a souvent une posture dressée classique. Les deux sexes sont similaires, mais le mâle a une coloration plus brillante. Les parties supérieures sont brun sable, rayé sur la calotte, le reste est uniforme sauf sur les couvertures où l'on distingue bien de fines rayures plus sombres. Le croupion est uni et la queue, très longue, est brun foncé ou noirâtre sur les deux rectrices centrales. Les autres ont un bord étroit beige, et les deux extérieures sont bordées de blanchâtre de chaque côté. Sur l'œil, une rayure claire naît à la base du bec et arrive en arrière de la calotte. Le menton et la gorge sont jaunâtres ou blanchâtres. La poitrine est parfois légèrement rayée, mais en général, elle est beige uniforme comme les flancs. L'abdomen est plus pâle. Le bec est brun foncé, un peu plus clair sur la mandibule inférieure. Les pattes sont longues et jaunâtres. Les yeux sont brun-noir.
La traduction étymologique du nom scientifique est fleur (du grec anthos) de plaine(campestris)

Chant : Le pipit rousseline chante d'une voix forte. Le ton est souvent variable, mais il s'entend très bien même lorsque l'oiseau vole à grande hauteur. S'il est en alerte, il lance un son aigu et prolongé. Il chante pendant le vol de parade, montant en silence et redescendant en émettant à la fois un haut et monotone, mais musical. Il commence à chanter début avril, à l'arrivée sur son territoire de reproduction, et sa voix ne perd de son intensité que courant juillet.

Habitat : Le pipit rousseline habite les zones buissonneuses, les terrains vagues, les prairies sèches, les terres cultivées, les dunes sablonneuses, les rives sableuses des cours d'eau, les plateaux semi-arides, les versants de montagne, les terrains en friche, les landes de bruyère.

Comportements : Le pipit rousseline chemine et court sur le sol à grande vitesse. S'il est inquiet, il lève et abaisse la queue nerveusement.
Il se pose très souvent à découvert. On peut l'observer en groupes de 3 à 5 pendant l'automne. C'est habituellement un solitaire, et en dehors de la période de reproduction, le couple est rarement proche. C'est un migrateur.

Vol : Le pipit rousseline initie son vol de parade depuis une pierre ou depuis le sol, aussi depuis un petit arbuste, pour revenir se poser au même endroit s'il n'est pas dérangé. Son vol est ondulant.

Nidification : Le pipit rousseline niche à même le sol, profitant d'une dépression du terrain, et presque toujours à l'abri d'une plante, d'un buisson ou d'un arbuste. La femelle construit un nid très sommaire avec des herbes sèches, mais bien rond, garni de brins d'herbe et de poils. Elle y dépose 4 à 5 oeufs de couleur blanc jaunâtre ou grisâtre, très marqués de tons colorés. L'incubation dure environ 13/14 jours. A la naissance, les poussins sont couverts d'un long duvet épais beige clair. Ils sortent souvent du nid avant deux semaines, mais ils continuent d'être nourris pendant plus d'une semaine encore, jusqu'à leur envol.

Régime : Le pipit rousseline se nourrit d'insectes divers, petites araignées, de vers, de petites graines et de sauterelles.

Protection / Menaces : L'espèce est menacée par suite à la disparition et à la modification des habitats, dues notamment aux reboisements, à l'agriculture intensive et à l'abandon des terres. Dans quelques zones, les causes ne sont pas claires, on signale l'usage des insecticides, le changement climatique, etc.






LE PITPIT A GORGE ROUSSE


Identification :
En plumage nuptial, il est aisément identifiable grâce à sa gorge et sa face rouge brique, teinte qui s'étend à la poitrine et au sourcil chez les oiseaux les plus colorés. Bien qu'elle s'affadisse, cette coloration subsiste à l'état résiduel chez la plupart des adultes en hiver. Par son aspect, le pipit à gorge rousse ressemble fort au pipit farlouse, surtout à l'automne, date où on peut le rencontrer dans nos régions. Il s'en différencie alors par un dos brun plus fortement tacheté et surtout par un croupion plus noir. Autre point de reconnaissance, le dessous porte des rayures plus nettes et plus larges, s'étendant le long des flancs. En vol, sa silhouette est plus rondelette principalement en raison de sa queue plus courte.

Chant : Le pipit à gorge rousse lance un 'tdié-ê' sur deux syllabes, ou un 'tsiié' plus aigu, cri qui ressemble à celui du bruant des roseaux.

Habitat : Le pipit à gorge rousse est un habitant du Grand Nord européen et d'Asie, qui hante surtout la toundra. Il donne sa préférence aux espaces herbeux, humides, embroussaillés de bouleaux et de saules rabougris mais il ne fuit pas pour autant les prairies où poussent quelques touffes de broussailles à proximité de groupes d'habitations lapones. En général, il s'installe volontiers dans des buissons, sur des clôtures, des fils électriques etc. En Europe Occidentale, lors de son passage, il fréquente les terrains dégagés dans les marais herbeux, les parcelles humides dans les dunes et les zones boueuses où le bétail s'abreuve.

Comportements : Les pipits à gorge rousse sont migrateurs. Au mois de septembre et octobre, ils quittent leurs lieux de nidification septentrionaux pour s'envoler vers les hivernages, jusqu'en Afrique Orientale et en Asie du Sud. On peut alors en voir, seuls ou par bandes, jusqu'en Europe Centrale et en Europe Méridionale, le plus souvent sur les rives d'étangs et de rivières, ou dans les prés. Lorsque les pipits volent par bandes, on distingue le pipit gorge rousse du pipit farlouse par le cri d'appel, qui diffère totalement.

Nidification : Etant donné le climat nordique, la nidification est reportée jusqu'en juin et juillet, si bien qu'en Europe Centrale, on ne voit ses bandes migratrices qu'à la fin du printemps, normalement en mai. Il ne niche qu'une seule fois par an. Pour élire ses lieux de nidification, le pipit à gorge rousse recherche plus de paysages broussailleux que ne le fait le pipit farlouse. La femelle dissimule son nid sous des herbes ou un petit buisson rabougri. Elle le construit avec des brins d'herbe et de mousse, et en garnit le creux d'herbes plus fines et parfois aussi de poils. Elle pond quatre à six oeufs semblables à ceux du pipit farlouse, seulement un peu plus grossièrement persillés de taches en général plus foncées. La femelle couve pendant à peu près 13 jours, et au bout de la même période, les jeunes sautillent hors du nid. A ce moment-là, le mâle aide la femelle à nourrir les petits.

Régime : Il a une alimentation très diversifiée, se nourrissant d'insectes, d'escargots ou de graines qu'il picore au sol et au bord de l'eau, ou dans les algues de la ligne de rivage lorsqu'il est en migration.






LE PIPIT FARLOUSE


Identification :
Les pipits sont de petits oiseaux terrestres bruns et rayés. Sexes semblables. Parfois appelé pipit des prés ou bèguinète en wallon, le pipit farlouse a le dessus du plumage sombre ; sa gorge et sa poitrine sont tachetées, le dessous est jaunâtre. Absence de sourcil prononcé par rapport aux autres pipits. Les pattes sont brunâtres chez l'adulte et roses chez les jeunes, il est à noter que sa griffe postérieure est plus longue que le doigt lui-même. Cet oiseau ressemble au pipit des arbres, mais sa couleur tire davantage sur le vert.
L'origine de son nom (pipi ou pipit ou pitpit) provient de son cri alors que le mot farlouse est d'origine inconnue mais déjà employé par Belon en 1555. La traduction étymologique du nom scientifique est hoche-queue (Anthus) naît dans les prés(pratensis)

Chant : Le cri aigu sip ou tsirp, devient au vol itt itt itt en succession rapide. On entend aussi des tsrri tremblés trahissant l'inquiétude. Le chant, moins sonore que celui du pipit des arbres, retentit surtout pendant le vol nuptial et s'achève, au cours de la chute planée, par un trille dipp dipp dipp dipp dipp dipp dipp sissississi ; au sol ou d'un perchoir il est plus faible.

Habitat : Zones marécageuses, prés humides et marais, jusqu'à plus de 1 000 m d'altitude. C'est un oiseau qui aime les milieux frais, humides et dégagés. On peut néanmoins le voir dans les terrains cultivés, les friches, les talus herbeux et le long des côtes maritimes.

Comportements : Le pipit farlouse est un oiseau migrateur. En dehors de la nidification, le pipit farlouse reste essentiellement au sol et ne se fait remarquer que par son doux cri itt-itt-itt émit en vol.

Vol : Quand il est dérangé, le pipit farlouse s'envole suivant une trajectoire onduleuse. Vol nuptial avec descente en plané.
Pendant la période migratoire son comportement est assez semblable à celui de l'alouette, l'oiseau s'élève dans les airs en chantant puis se laisse chuter rapidement, au sol ou sur une branche, ailes ouvertes en "parachute".

Nidification : Le pipit farlouse a un petit territoire (25 ares). La femelle construit un nid en forme de coupe, constitué de tiges sèches, de mousse lâchement assemblées, le tout tapissé de crins. Elle le cache sous une touffe de graminées, de bruyère ou de joncs. Entre mai et juin elle pond 4 à 6 œufs, il y a souvent 2 couvées. Les poussins ont la particularité après 11 à 16 jours de quitter le nid avant même de savoir voler.

Régime : Se nourrit d'insectes, larves, araignées, petits mollusques, de graminées et autres plantes.






LE PIGEON RAMIER


Identification :
Les deux sexes sont semblables. Les oiseaux adultes ont un plumage bleu-gris, rosâtre sur la poitrine et une tache blanche sur le côté du cou. En vol, on voit les croissants blancs de ses ailes et une bande terminale noire sur sa queue. Le bec est rougeâtre avec une extrémité jaune et les pattes sont roses. Les jeunes sont plus ternes et n'ont pas de tache blanche sur le cou. Confusion possible avec le pigeon biset et pigeon colombin.

Chant : Roucoulement familier "rou-rouou-rou-rou-ru". En parade il émet une phrase mélodique répétée sur un ton qui tombe à la fin. Les roucoulements et les chants peuvent varier d'un individu à l'autre.

Habitat : Le pigeon ramier se nourrit dans les terres cultivées dégagées et les prairies. On peut aussi le rencontrer en lisière de forêt, dans les parcs et les jardins. Il est aussi de plus en plus visible en ville.

Comportements : En dehors de la période de reproduction, les pigeons ramiers se rassemblent en grands groupes. Son chant fait partie des sons familiers de la campagne, comme le bruit de ses ailes lorsqu'il prend son envol. Il a une démarche boiteuse caractéristique. Lorsqu'il est alarmé, il fait claquer ses ailes un peu comme pendant leur vol de parade. C'est une espèce répandue et commune. Il est très commun dans toutes les régions boisées, mais il est absent des montagnes. Le pigeon ramier est présent sur tout le territoire. Les oiseaux du nord et de l'est migrent vers les pays méditerranéens en septembre ou octobre et ils reviennent vers la mi-mars. La plupart sont toutefois sédentaires.

Vol : Le pigeon ramier effectue des vols de parade avec des ascensions abruptes à l'aide de rapides battements d'ailes, ensuite, il claque des ailes une ou plusieurs fois avant de glisser en descendant, avec les ailes tendues horizontalement et la queue déployée. Il s'élève et atterrit avec de bruyants claquements d'ailes

Nidification : Son nid est une structure faite de brindilles enchevêtrées ; située à 2-7 m du sol dans une fourche d'arbre ou au sol, parmi une épaisse végétation sous une haie, sur une corniche. Il est souvent utilisé plusieurs fois pour des couvées successives. Il est de plus en plus volumineux avec le temps. La femelle pond plusieurs fois entre avril et septembre, généralement 2 oeufs à chaque fois. Les oeufs sont blancs et lisses. L'incubation dure 17 jours en moyenne. Les jeunes sont nourris entièrement au lait de pigeon pendant la première semaine puis de moins en moins à mesure que d'autres aliments sont introduits. Ils quittent le nid au bout de 20 à 29 jours et restent perchés sur les branches, où les parents continuent à les nourrir. Au bout de 3-5 semaines, les jeunes sont aptes à voler. Les parents s'en occupent encore pendant une semaine. Les parents élèvent en général 1 ou 2 couvées, parfois 3 quand les conditions sont favorables.

Régime : Le pigeon ramier se nourrit essentiellement de végétaux : des céréales, des feuilles vertes, des pousses, des semences, des baies, des glands, des fruits, des racines, mais également des insectes, des vers et des mollusques.






LE PIGEON BISET


Identification :
Le pigeon biset peut être considéré comme l'ancêtre du pigeon domestique particulièrement bien connu et abondant dans les villes et dans les villages, même si ce dernier, en raison de croisements continus, a perdu beaucoup des caractéristiques morphologiques qui définissent son prédécesseur. Il possède une sihouette assez remarquable : corps trapu, ailes étoites et pointues, tête ronde et petite, bec mince et court. En général, son plumage est gris bleuté, plus pâle sur le dos et avec des tons verts et violacés sur les côtés du cou. Le croupion est blanc, les ailes portent deux barres de couleur noire qui se remarquent bien, surtout en vol. Vu du dessous, on aperçoit parfaitement les axillaires blanches. (C'est le seul pigeon à posséder cette caractéristique). La tête, la poitrine et le ventre ont un ton gris bleuté plus sombre que les plumes du dos. Le bec est gris avec la base blanche. Les jambes et les pieds sont rouges, et l'iris orange rougeâtre avec un anneau oculaire intérieur jaune.

Chant : Roucoulement plaintif assez monotone très proche du pigeon domestique. Druouu-uu répété plusieurs fois.

Habitat : En dehors de la période de reproduction, les pigeons bisets forment des rassemblements qui, là où ils existent, sont relativement nombreux. Dans les endroits rocailleux qui constituent leur habitat préféré, les couples trouvent refuge dans les fissures et sur les corniches. Dans les villes et dans les villages, ils s'abritent et se reproduisent dans les cavités, les trous, les toits et les terrasses des bâtiments, non seulement ceux qui sont habités mais également ceux qui sont en ruines ou abandonnés. L'hybridation qu'on observe chez ces oiseaux est très importante, et il est rare de trouver des spécimens purs en dehors des zones rocheuses ou dans les endroits où les fleuves provoquent une importante coupure. On peut observer les pigeons bisets le longs des falaises côtières ou sur des affleurements montagneux qui peuvent atteindre 2000 mètres d'altitude.
Les populations vivent dans pratiquement toute l'Europe, en péninsule ibérique , sur les côtes de la Méditerranée ainsi que dans les îles où elles forment des colonies nombreuses sur les falaises et dans les endroits rocheux. Local dans les Alpes, le pigeon biset est abondant dans les îles britanniques, les populations pures prédominant en Ecosse et en Irlande. En France, c'est un habitué des côtes picardes, normandes et bretonnes. Il est également présent dans le Massif Central, les gorges du Tarn et les Alpes du sud.

Comportements : Le roucoulement de ce pigeon ne diffère pas beaucoup de celui des pigeons domestiques qui vivent dans les villes et que nous connaissons tous. Il consiste en un son sourd et ronronnant que les mâles émettent face aux femelles. Ils l'accompagnent souvent de hochements de tête caractéristiques, en se baissant et en étirant continuellement le cou pendant qu'ils marchent à petits pas, la queue déployée en éventail et orientée vers le sol en même temps qu'ils dilatent démesurément leur gorge. On observe aussi fréquemment un vol nuptial dans lequel les mâles battent lentement les ailes, les maintenant très élevées et les projetant pendant un court instant dans un angle aigu.
Le pigeon Biset est rapide et agile, effectuant de fréquents virements et écarts dans les airs. Souvent, il vole à très faible altitude au-dessus des champs ou de la surface de l'eau, mais aussi à une grande hauteur, surtout lors des rassemblements en grandes bandes à partir de l'été. Il se pose presque toujours sur le sol ou sur une saillie de roches mais rarement sur des branches d'arbres à moins qu'elles ne soient sèches ou qu'elles soient dépourvues de feuilles. Dans ce cas, on peut y voir se poser un nombre considérable de pigeons.

Nidification : Le pigeon biset niche dans les crevasses, les anfractuosités ou les grottes. Dans les
falaises côtières, il peut se reproduire entre des roches.Son nid est une simple dépression recouverte négligemmant de bois, des racines sèches, d'herbe, et d'algues marines ramassées sur les côtes. Parfois c'est une simple plate-forme d'herbe sèche. Normalement, les pigeons bisets forment de grandes colonies,
mais on peut également trouver des couples isolés, notamment lorsque ceux-ci entament la colonisation d'une falaise. Le nombre de nicheurs n'augmente alors progressivement, année après année, que si le lieu semble être adopté. Quelques pontes peuvent déjà être déposées aux premiers jours de février, mais plus couramment en mars. La reproduction s'étend jusqu'au mois d'octobre si bien que de nombreux couples mènent à terme trois couvées dans la saison. La taille de la ponte est généralement de 2 oeufs de couleur blanche, parfois 1 et très rarement 3. Il n'est d'ailleurs pas certains que quelques pontes de 3 oeufs soient de la même femelle. L'incubation, qui dure entre 17 et 19 jours, est principalement à la charge de la femelle, bien que le mâle collabore par courtes périodes. Les pigeonneaux naissent avec un duvet jaunâtre nuancé de rougeâtre. Ils sont nourris par les deux adultes, dans un premier temps par ce qu'il est convenu d'appeler "lait de pigeon" qui est une substance secrétée par leur jabot, puis plus tard avec des graines et des semences ramollies préalablement dans leur bouche. Au bout d'un mois, ils sont déjà capables d'abandonner le nid, mais ne volent pas bien jusqu'à ce qu'ils aient atteint au moins une semaine de plus.

Régime : Le pigeon biset se nourrit à terre surtout de graines sauvages ou cultivées, parfois de mollusques et d'escargots. En ville de graines et de miettes.

Protection / Menaces : La souche naturelle du Pigeon biset à disparu en France continentale. Les principales causes de disparition sont la chasse et le métissage avec les pigeons domestiques.





LA PIE-GRIECHE A TETE ROUSSE


Identification :
La pie-grièche à tête rousse est un peu plus grande que la pie-grièche écorcheur et elle est la plus vivement colorée parmi toutes les pies-grièches. La teinte brun-rouge de la calotte et du cou contraste fort avec son masque noir, bandeau qui s'étire sur le front et les yeux. Les ailes noires sont barrées largement de blanc net, et la queue noire est bordée de blanc. Le dessous et les flancs sont d'un blanc crème. La femelle ressemble fort au mâle, mais elle est un peu plus pâle. Les jeunes ont le dos d'un roux grisâtre, le ventre plus clair, avec des ondes transversales brun foncé, dessus et dessous. Cependant, tous ont bien visible une grande tache claire sur les épaules, et une plus petite à la naissance des rémiges, future barre alaire blanche. C'est surtout lorsqu'elle est en vol que l'on peut pleinement admirer les vives couleurs de la pie-grièche à tête rousse.

Chant : Chant peu audible semblable à un gazouillis composé d'imitations et de grincements.

Habitat : La pie-grièche à tête rousse est un oiseau qui aime la chaleur. Elle choisit, pour installer son nid, un endroit exposé au soleil le plus longtemps possible. Elle aime les versants ensoleillés, exposés plein sud, avec une végétation clairsemée de buissons ou d'arbres. On la trouve également dans les allées d'arbres, au bord des chemins ainsi que dans les vergers. Elle évite systématiquement les endroits ombragés humides. Cette pie-grièche habite l'Europe Méridionale et Centrale, les îles de la mer Méditerranée, les régions du nord-ouest de l'Afrique et l'Asie Occidentale.

Comportements : Dès la fin du mois d'août, ou au commencement du mois de septembre, les pies-grièches à tête rousse s'envolent vers leurs lieux d'hivernage situés en Afrique Tropicale et dans les régions sud de l'Arabie. Elles reviennent vers leurs lieux favoris, à la fin du mois d'avril et en mai.

Vol : En vol, les contrastes noir et blanc du dos et des ailes, le croupion blanc sont très visuels.

Nidification : Très tôt après son retour, la pie-grièche à tête rousse entreprend la construction de son nid qu'elle installe quelque part dans un buisson ou sur un arbre, de préférence un arbre fruitier. C'est un nid fait de tiges sèches et de racines. Comme celui de la pie-grièche à poitrine rose, celui-ci est garni, surtout sur les bords, de plantes vertes. Dans le creux, il y a une bonne couche de poils, de plumes et de fibres végétales, et non pas d'herbes sèches et de racines comme dans le nid de la pie-grièche écorcheur. La femelle de la pie-grièche à tête rousse y dépose quatre à six œufs semblables, en grandeur et en couleur, à ceux de la pie-grièche écorcheur. Elle les couve ensuite seule pendant quatorze à quinze jours. Durant tout le temps de la couvaison, le mâle lui apporte la nourriture au nid. Les jeunes en sortent au bout de 19 à 20 jours après l'éclosion. Les parents continuent à les nourrir et à leur apprendre à chasser durant deux à trois semaines. Tous les couples n'élèvent qu'une seule couvaison par an.

Régime : La pie-grièche à tête rousse se nourrit d'insectes (coléoptères), lézards, jeunes oiseaux, micromammifères. Elle s'installe dans des zones pourvues en nombreux perchoirs ensoleillés d'où elle peut effectuer une chasse à l'affût.

Protection / Menaces : Espèce jugée vulnérable en Europe et en déclin en France. Cette situation pourrait s'expliquer par l'intensification des pratiques agricoles, l'emploi croissant de phytosanitaires, la régression des pratiques pastorales.






LA PIE-GRIECHE A POITRINE ROSE


Identification :
On confond aisément la pie-grièche à poitrine rose avec la pie-grièche grise. Elle s'en distingue pourtant par quelques caractères remarquables : elle est visiblement plus petite, un large bandeau noir barre le front et le dessus des yeux, son ventre est plus clair avec des nuances roses. En vol, on voit sur les ailes des taches blanches. On peut constater que la première rémige est à peu près de longueur équivalente aux plumes de la couverture, et ne dépasse pas la barre alaire blanche. Les plus longues plumes sont constituées par la deuxième, la troisième et la quatrième rémige. La femelle ressemble fort au mâle, sauf peut-être qu'elle a le dessous du corps moins rose. Les jeunes n'ont pas le front noir. Chez eux, les parties noires du corps sont remplacées par une teinte brun noirâtre, avec des ondes apparentes de gris-brun sur le dos et sur les flancs.

Chant : Le chant peu audible correspond à un gazouillis constitué d'imitations et de cris divers.

Habitat : La pie-grièche à poitrine rose habite les terrains ouverts parsemés de grands arbres ou de groupes d'arbres, les arbres bordant les allées, les granges et hangars en plein champ, parfois les jardins ou l'orée des forêts. Elle donne décidément la préférence aux arbres à feuilles caduques même si de temps à autre, elle niche dans un conifère. La population relictuelle française (située dans le sud de la France) a la particularité d'occuper des alignements de platanes en bordure de routes et des secteurs de vignobles. L'aire de distribution de la pie-grièche à poitrine rose commence en France et s'étend de l'Europe Centrale et Méridionale à travers l'Asie jusqu'au fleuve Ienisseï.

Comportements : La pie-grièche à poitrine rose est un grand migrateur. Pour passer l'hiver, elle s'envole très loin, jusqu'en Afrique, surtout au sud de l'équateur. Elle revient en mai sur ses territoires de nidification pour les quitter à la fin du mois d'août.

Vol : Lors de l'installation sur le territoire de reproduction, le mâle effectue un vol plané caractéristique durant lequel il étale largement ses ailes et sa queue.

Nidification : Cette pie-grièche arrive en Europe en mai où elle entreprend sa nidification. Pour établir son nid, elle choisit pour ainsi dire toujours un arbre de très grande taille, le plus souvent un peuplier. Ce nid est fréquemment juché à plus de dix mètres de hauteur, souvent accolé au tronc ou à l'enfourchure d'une forte branche. C'est un nid assez grand, fait de branchettes, de racines, de grosses herbes, et il est douillettement garni en son creux de plumes, de laine végétale et de poils. Un signe caractéristique permettant de reconnaître à coup sûr un nid de pie-grièche à poitrine rose, c'est que les feuilles fraîches sont entrelacées dans la couche moyenne du nid, en assez grande quantité, si bien qu'en se desséchant, elles laissent ensuite filtrer la lumière à travers la paroi. En mai ou juin , la femelle y pond quatre à six œufs verdâtres persillés de petits points sombres et elle les couvent durant quinze jours environ. Les jeunes sont nourris au nid par les parents pendant à peu près deux semaines, puis encore un certain temps aux abords du nid.

Régime : Les pies-grièches ont un bec puissant, la mandibule supérieure crochue avec une petite dent aiguë qui leur permet de déchiqueter la carapace des coléoptères et autres insectes à élytres, ou de maintenir les proies lisses et molles. L'alimentation, exclusivement animale, est semblable à celle de la pie-grièche écorcheur. Mais, contrairement à ce que font les autres pies-grièches, celle à poitrine rose n'empale que très rarement sa proie sur une épine.

Protection / Menaces : Espèce en très nette régression dans tout son aire de répartition dans l'Union Européenne. Les causes de cette régression spectaculaire pourraient être d'ordre climatique (étés plus froids et pluvieux), ainsi que la régression des grosses espèces d'insectes, sa proie principale. La réduction de la diversité des habitats, lorsque la monoculture remplace la polyculture et que les alignements d'arbres et de végétation des lisières sont systématiquement supprimés, n'y est sans doute pas étrangère non plus.






LA PIE-GRIECHE MASQUEE


Identification :
C'est la plus petite de toutes les pies-grièches. Néanmoins, la pie-grièche masquée présente une apparence assez frappante avec son allure élancée, sa relative petite tête et ses dessus majoritairement sombres qui contrastent avec ses parties inférieures claires. Le capuchon, le dos, la longue queue et les couvertures alaires sont en grande partie noirs, ces dernières présentant de larges taches blanches particulièrement visibles en vol. La face est blanche, hormis un large bandeau qui se développe en arrière de l'oeil. Le reste du dessous est blanc avec des flancs oranges. Chez la femelle, les parties supérieures sont gris sombre plutôt que noires. L'orange des flancs est moins éclatant et plus réduit en surface. Les juvéniles ressemblent à ceux de la pie-grièche à tête rousse et de la pie-grièche à poitrine rose. Cependant, ils se distinguent de ces derniers par leur petit bec, leur allure plus élancée, leurs marques écailleuses plus soutenues, leur front et leurs scapulaires blanchâtres, leurs couvertures alaires et leurs tertiaires brunâtres liserées de pâle. Dès l'automne, de nombreux caractères adultes peuvent devenir apparents.

Chant : En cas d'inquiétude, la pie-grièche masquée émet un 'tchèèehr' de bécassine. En cas d'alarme, elle produit un crépitement sec. Le chant tient à la fois de l'hypolaïs des oliviers et de l'hypolaïs pâle. Il est plus lent que le second, pas aussi lent et râpeux que le premier. Il est composé d'une strophe assez monotone, répétée cycliquement, rêche, et assez hachée.

Habitat : Localement assez commune, la pie-grièche masquée fréquente une assez grande variété d'habitats : coteaux buissonneux, boisements clairs près des terres cultivées, lisières forestières ainsi que vergers et oliveraies. Par rapport, aux autres espèces de pies-grièches, elle a tendance à se percher moins en vue sur les côtés des buissons et des arbres plutôt que sur le sommet. La pie-grièche masquée niche dans le sud-est de l'Europe (côtes nord de la Grèce, sud de la Bulgarie) et sur le littoral oriental de la Méditerranée, avec une zone disjointe dans la partie ouest de l'Iran. C'est un espèce courante en Turquie, à Chypre, en Israël et en Syrie. Elle est migratrice et prend ses quartiers d'hiver dans le nord-est de l'Afrique.

Comportements : Les pies-grièches masquées chassent parfois à partir de perchoirs élevées, comme les autres espèces du genre, mais aussi souvent à partir d'endroits situés dans le semi-couvert. Elles se laissent tomber sur leurs proies ou descendent en piqué après un bref vol stationnaire. Après la capture, elles peuvent retourner à leur perchoir ou consommer la proie à terre. Il leur arrive aussi d'attraper des insectes en vol après une poursuite aérienne à la manière des gobemouches. Elles picorent également des invertébrés dans les feuillages. Toutes les populations sont migratrices. Leurs quartiers d'hiver se situent en Afrique Orientale, au sud du Sahara, dans le sud du Soudan, en Ethiopie et en Somalie, en direction de l'ouest jusqu'à l'est du Mali. Aux deux saisons, leur route migratoire survole l'est de la Méditerranée.

Nidification : La saison de nidification dépend des régions. Elle se déroule du début avril jusqu'à mi-juin à Chypre, de mi-avril jusqu'à fin mai en Grèce, de fin avril jusqu'à mi-mai en Turquie et en avril-mai en Israël. Le nid est bien dissimulé dans un petit arbre ou dans un buisson épineux. C'est une construction soignée et compacte. Il est fabriqué avec des feuilles et des ramilles et tapissé de matériaux plus doux, plumes ou poils. La ponte comprend 2 ou 7 oeufs de couleur crème, chamois clair ou jaunâtre, avec un anneau de taches brun sombre à proximité du bout le plus large. L'incubation, qui dure environ deux semaines est assurée par la femelle seule. Les petits s'envolent dans un délai qui se situe entre 18 et 20 jours.

Régime : Les pies-grièches masquées consomment de gros insectes (surtout des sauterelles et des coléoptères), des petits passereaux, des campagnols et des lézards. Elles les empalent sur des épines ou sur des fils barbelés qui leur servent de 'garde-manger'.

Protection / Menaces : Vu sa grande adaptabilté, la pie-grièche ne craint pas particulèrement la dégradation de son habitat. L'espèce n'est pas globalement menacée.






LA PIE- GRIECHE ECORCHEUR


Identification :
La pie-grièche écorcheur est un très bel oiseau, avec la tête et le cou gris clair, le dessous du corps blanc rosé. Le dos est rouge brunâtre, un large bandeau noir traverse le front, au-dessus des yeux. La femelle est d'un brun-roux au dessus, d'un blanc sale au dessous, avec des ondes plus sombres sur la poitrine et sur les flancs. Les jeunes oiseaux ressemblent aux femelles, mais ils ont aussi des ondes sur le dos. La pie-grièche a une queue assez longue qu'elle agite souvent, et de plus en plus vite lorsqu'un danger se fait plus pressant.

Chant : Le chant est un pot pourri peu audible issu d'imitations d'autres passereaux partageant le milieu de la pie-grièche écorcheur. Les cris d'alarme sont rauques et très secs, aisément reconnaissables avec l'habitude.

Habitat : Son habitat s'étend sur une grande partie de l'Europe, depuis le nord de la péninsule ibérique jusqu'au centre de la Scandinavie et sur une bonne partie de l'Asie. La pie-grièche écorcheur fréquente les régions ouvertes et sèches à végétation buissonneuse, les landes plantées d'arbustes épineux. Elle niche à l'orée des bois et forêts, dans les parcs, les jardins, les boqueteaux, les clairières, le long des chemins et des routes mais aussi loin dans les champs, pour peu qu'elle y trouve ne fut-ce qu'un unique petit buisson.

Comportements : La pie-grièche écorcheur est un oiseau typiquement migrateur, qui ne passe que quatre à cinq mois sur ses aires de nidification. Il ne revient dans nos contrées qu'au mois de mai, et prend le départ dès le mois d'août ou en septembre. Ses lieux d'hivernage sont très étendus : les oiseaux européens migrent vers l'Afrique Tropicale et l'Afrique du Sud, tandis que les oiseaux asiatiques prennent leurs quartiers en Inde et en Extrême-Orient. Cet oiseau a l'habitude caractéristique d'empaler ses proies sur des 'lardoirs' constitués des longues épines des prunelliers ou de l'aubépine. Le territoire autour du nid n'est pas très vaste et ne dépasse pas une centaine de mètres de circonférence. Le mâle ne defend que rarement son territoire par son chant. Cependant, son registre vocal n'en est pas moins très étendu, et il imite à merveille la voix de nombreux autres oiseaux.

Vol : Dans certaines situations de chasse, cette pie-grièche effectue un vol stationnnaire pour repérer et capturer ses proies dans les secteurs enherbés.

Nidification : Son nid est habituellement un peu au-dessus du sol, au maximum de un à trois mètres, et souvent dans des buissons épineux. Ce nid est une construction plutôt massive faite de racines, d'herbes sèches, parfois de brins de mousse, et le creux est garni de racines, d'herbes plus fines, rarement de plumes et de poils. Les deux partenaires participent à son édification, mais ce n'est que la femelle qui couve ses quatre à six oeufs de teinte gris-vert ou brunâtre, sur lesquels des taches brunes forment une couronne du côté du gros bout. La couvaison dure de quatorze à seize jours, puis les parents nourrissent les petits durant la même période, tant qu'ils sont au nid. Ils s'en occupent encore trois semaines, alors qu'ils sont déjà capables de voler. La pie-grièche écorcheur n'élève qu'une seule couvée par an. Les jeunes éclosent sans être couverts de duvet, ils ont une peau couleur presque orange. Quand ils ouvrent leur bec, on en voit l'intérieur jaune foncé, avec un bord plus clair.

Régime : Son régime est constitué de coléoptères et d'autres insectes, mais aussi de petits oiseaux et de lézards. Elle peut poursuivre les insectes en zigzags aériens mais repère la plupart de ses proies au sol et s'en empare après un long plongé depuis un perchoir. Elle transporte ensuite les petits insectes sur ce dernier pour les avaler et empale les plus grosses prises sur une épine ou un fil barbelé. Elle crée ainsi un 'garde-manger' et démembre plus facilement une capture coriace ou de grande taille.

Protection / Menaces : Espèce en nette régression dans tout son aire de répartition dans l'UE. Menacée par la modification et la disparition de son habitats par suite à la modernisation de l'agriculture, l'usage des insecticides et les reboisements.





jeudi 11 juillet 2013

LA PERDRIX CHOUKHAR


Identification :
Sous-espèces (14) : Alectoris chukar cypriotes - de la Bulgarie à la Syrie, en passant par la Crête, Rhodes et Chypre ; A. c. sinaica - nord de la Syrie, désert et péninsule du Sinaï ; A. c. kurdestanica - du Caucase à l'Iran ; A. c. werae - Irak et sud-ouest de l'Iran ; A. c. koroviakovi - est de l'Iran jusqu'au Pakistan ; A. c. subpallida - Tadjikistan ; A. c. falki - du Kazakhstan au centre et nord de l' Afganistan et à la Chine ; A. c. dzungarica - nord-ouest de la Mongolie et Tibet ; A. c. pallescens - nord-est de l' Afghanistan en passant par l'Inde jusqu'au Tibet ; A. c. pallida - nord-ouest de la Chine ; A. c. fallax - nord-ouest de la Chine ; A. c. chukar, race type - de l'Afghanistan au Népal ; A. c. pubescens - en Chine du Qinghai jusqu'à la Mongolie Intérieure ; A. c. potanini - ouest de la Mongolie.

La perdrix choukar possède un corps dodu, et par bien bien des égards, notamment sa taille et son allure générale, elle ressemble à la perdrix bartavelle avec laquelle elle cohabite localement dans le sud-est de l'Europe. De la nuque jusqu'au bas du dos, elle est d'une teinte gris-brun à gris clair qui englobe également les couvertures alaires. La gorge et les joues sont blanches, soulignées par un large collier noir qui remonte sur les yeux et le front au dessus du bec en une ligne discontinue. Le ventre est chamois, les flancs rayés de blanc, de noir et de châtain. Les rectrices externes sont châtain-brun. Le bec, la bordure des sourcils, les pattes et les pieds varient du rose-corail à l'écarlate en passant par le rouge profond. La femelle présente la même coloration que le mâle, elle est d'une taille légèrement inférieure et ne porte pas d'éperons aux tarses. Les jeunes sont mouchetés de brun et de gris et très légèrement barrés de brun aux flancs.

Chant : Ses cris sont une suite rapide de 'tchouk, tchouk, tchouk' que l'on pourrait assimiler à des gloussements de poulet. A l'envol, elle émet une série assez différente de 'huilou, huilou, huilou'. Sa voix est assez semblable à celle de la perdrix rouge et par contre très différente de celle de la bartavelle.

Habitat : On trouve la perdrix choukar du niveau de la mer jusqu'à des altitudes pouvant atteindre 12 000 pieds (3 660 m). Elle accorde sa préférence à des contrées arides, telles que les pentes caillouteuses des montagnes couvertes d'herbes rases, les paysages de collines et leurs vallonnements ou les zones semi-désertiques. Ces habitats doivent être pourvus en végétation qui lui permette de rechercher de l'ombre ou de trouver un abri en cas de danger. Répartition de l'est de l'Europe et des Balkans jusqu'en Mandchourie (voir tableau des sous espèces).

Comportements : Durant l'été et en automne, on peut apercevoir les perdrix choukhars en larges bandes pouvant dépasser plus de douze individus. Toutefois, plus tard dans l'année, elles n'apparaissent plus qu'en couples ou en petits groupements familiaux. Elles sont globalement sédentaires et ne pratiquent que de courtes migrations altitudinales en direction des vallées ou des régions plus basses pour échapper à la neige et aux rigueurs de l'hiver.

Vol : La perdrix choukhar est dotée d'un vol puissant et rapide, mais qu'elle ne pratique que sur des courtes distances. Elle passe en effet le plus clair de son temps à terre, marchant en direction des sommets. Si elle est dérangée, elle prend son envol en suivant la pente en descente en direction de la vallée.

Nidification : La formation des couples intervient dès la mi-janvier dans les terres basses, vers la fin mars dans les région montagneuses. Les choukhars sont réputés pour être monogames, bien que quelques cas de polygamie soient signalés aux Etats-Unis où l'espèce a été introduite. En avril-mai dans les régions méditerranéennes, d'avril à juillet en Asie Méridionale selon l'altitude, ils creusent au sol une cuvette peu profonde qu'ils garnissent d'herbes sèches. La femelle y pond huit à seize oeufs dont l'éclosion se produit entre 22 jours et 25 jours. Les choukhars sont très persévérants et entreprennent généralement une couvée de substitution au cas où la première échoue. Parfois même, bien que le phénomène ne soit pas très courant, la femelle profite des conditions favorables pour enchaîner une seconde nichée à la suite de la première.

Régime : La perdrix choukhar se nourrit surtout de végétaux, principalement de graines et de bulbes. Cependant, 10 à 15 % de son régime est constitué d'insectes. Pendant les périodes de fortes précipitations, le menu est composé d' herbes et de graines, alors que pendant les rudes hivers, les oiseaux creusent intensivement à la recherche de bulbes et de rhizomes.