Identification :
Le crave à bec rouge, plus grand que le choucas, présente un plumage bleu-noir avec des reflets verts sur les ailes, un bec rouge recourbé et des pattes rouges. A distance, il ne faut pas le confondre avec le chocard à bec jaune dont le bec est plus petit. Le jeune crave a le bec jaune orangé et son plumage est plus terne que celui des adultes. Dans tous les cas, les ailes du crave sont plus digitées que celles d'autres espèces (chocard, choucas).
Chant : Le crave à bec rouge est très bruyant tout au long de l'année.
Habitat : Le crave fréquente les côtes rocheuses bretonnes (population relictuelle), l'étage alpin et nival de certaines de nos montagnes : Alpes et Pyrénées. On le trouve aussi à basse altitude sur les grands Causses.
Comportements : Le crave à bec rouge se nourrit sur les landes maritimes et les pâturages au sommet des falaises.
On les voit souvent en couples ou en petits groupes, mais aussi en grands rassemblements de centaines d'oiseaux. Chaque groupe possède une hiérarchie, avec parfois quelques échanges agressifs mais rarement importants.
Pendant la période de reproduction, chaque couple défend le territoire où il se reproduit et où il vit. Les liens sont forts. La parade nuptiale comprend de merveilleux vols nuptiaux au printemps.
Vol : Le crave à bec rouge effectue un vol superbe et très gracieux. Il est capable d'effectuer de superbes acrobaties.
Nidification : Le nid du crave à bec rouge est une structure volumineuse et lâche, située dans des crevasses dans la roche, ou dans des cavités.
La femelle dépose une seule ponte, en mars-mai, de 3 à 5 oeufs. L'incubation dure environ 17 jours.
Les poussins sont nidicoles et élevés par la femelle pendant les dix premiers jours.
Un bon mois plus tard, les jeunes suivent les adultes et apprennent à se nourrir eux-mêmes.
Régime : Le crave à bec rouge se nourrit d'invertébrés terrestres, de graines et de baies en hiver. Les oiseaux vivant sur les côtes consomment des crustacés et des mollusques.
Protection / Menaces : Espèce à surveiller en France. Vulnérable en Europe. La régression de la population du crave à bec rouge est estimée de l'ordre de 90%, ces dernières décades. Menacé principalement par la modernisation de l'élevage, le développement du tourisme de montagne et les reboisements.





Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.