dimanche 7 juillet 2013
LES OISEAUX MIGRATEURS
Au moment où l’été s’achève, démarre la grande transhumance des oiseaux migrateurs. De la mi-août à la mi-novembre, le ciel et les zones humides neuchâteloises se remplissent de volatiles fuyant l’impitoyable hiver nordique pour trouver refuge sur les rivages de la Méditerranée ou en Afrique du Sud.
Le canton de Neuchâtel représente une escale importante pour ces milliers d’oiseaux s’envolant à tire-d’aile vers des terres plus hospitalières. L’orientation sud-ouest de la chaîne jurassienne correspond au sens de migration des oiseaux.
Les martinets et les milans noirs sont déjà passés au-dessus de nos têtes. Les autres vont suivre. Ces oiseaux rejoignent leurs quartiers d’hiver au terme d’un périple de plusieurs milliers de kilomètres.
Le sens de l’orientation extrêmement développé chez les migrateurs demeure source de questionnement. Il est admis que les oiseaux s’orientent en fonction du positionnement des astres et qu’ils réagissent également aux forces du champ magnétique terrestre pour se diriger. Ils font aussi confiance à leur grande faculté de mémorisation utilisant ainsi les repères topographiques (montagnes, lacs, étangs, ...) pour progresser.
La science n’a toutefois pas encore entièrement percé le secret du phénomène migratoire, Comment les oiseaux parviennent-ils à ne pas perdre le nord et à ne pas être complètement déboussolés après avoir parcouru des milliers de kilomètres ?
Le canton de Neuchâtel est donc une autoroute très fréquentée par le peuple migrateur et la réserve du Fanel (Bas-Lac) en particulier. Cette zone de repos accueille des dizaines de milliers d’oiseaux. C’est un véritable aéroport international pour des bataillons de mouettes rieuses, de sternes, courlis, cormorans et fuligules morillons.
Le qualificatif d’aéroport est bien choisi pour ce coin du lac. Le spectacle est sur l’eau mais aussi dans les airs. Une escadrille d’oies sauvages aisément reconnaissables par son vol en V décrit plusieurs cercles en dessus de nos têtes avant de se poser. En début de matinée ou en fin d’après-midi, on assiste en ce moment à d’authentiques ballets aériens. Il n’y a pas d’aiguilleur de ciel pour organiser ce trafic, ce qui donne lieu à de sévères prises de becs. Le temps de la migration est idéal pour apercevoir des oiseaux qui ne nous sont pas familiers.
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