vendredi 5 juillet 2013

BARGE A QUEUE NOIRE


Situation actuelle la population nicheuse française de la Barge à queue noire
Alors que l’espèce est en déclin dans le nord de l’Europe, le nombre de couples de ce limicole a augmenté en France entre 1985 et 2011.


Barge à queue noire (Limosa limosa limosa), polder Uitkerkse (belgique).
Photographie : Hans Hillewaert / Wikimedia Commons
La population nicheuse ouest-européenne de la sous-espèce nominale de la Barge à queue noire (Limosa limosa limosa) est globalement en déclin depuis plusieurs décennies au rythme annuel moyen de 5 % : la dégradation de la qualité et la diminution de la surface des habitats disponibles semblent être les principales causes de cette diminution.

Les prairies naturelles néerlandaises accueillent la grande majorité des oiseaux, avec de 45 000 à 50 000 individus en 2004. Il existe de plus petites populations en Allemagne (de 6 000 à 7 300 individus), en Belgique (de 1 100 à 1 300 individus) (lire Les oiseaux de l'Uitkerkse Polder) et au Danemark (de 700 à 725 individus). Ces oiseaux hivernent principalement en Afrique de l'Ouest, mais plus récemment, des oiseaux hivernants ont été découverts dans le parc national du Coto Doñana en Andalousie (Espagne). Les rizières de la péninsule ibérique constituent des haltes migratoires importantes, de même que les zones humides de l'ouest de la France.

Dans l'hexagone, les Barges à queue noire de la sous-espèce nominale stationnent principalement au cours de leur migration dans les départements de Vendée, de Charente-Maritime et du Maine-et-Loire (Basses Vallées Angevines), où elles côtoient alors des oiseaux d'origine islandaise.

Contrairement à ce que l'on observe plus au nord, la petite population nicheuse française a augmenté au cours des dernières décennies : le nombre de couples est passé de 38 à 51 couples en 1985 à 165 couples en 1995-1996, 172 en 2009 et 164 en 2011.

85 % des barges françaises se reproduisent dans les prairies naturelles et les marais du centre de la côte atlantique. En 2011, le Marais Breton (Vendée), avec 80 couples, constituait le bastion de ce limicole en France, suivi par le Marais Poitevin (Vendée) avec de 19 à 33 couples et la Grande Brière (Loire-Atlantique) avec de 28 à 34 couples. Une population nicheuse isolée, représentant 5 % des couples, est installée dans le département de l'Ain.  Entre 1995 et 2011, l'espèce a disparu en tant que nicheuse le long de la Manche.

L'augmentation du nombre de couples en France est probablement liée à la création de zones protégées et à l'adoption localement de modes de gestion agricoles favorables. Toutefois, il est difficile de savoir si cette situation est due à un réel accroissement de la population hexagonale ou bien à des arrivées d'oiseaux nordiques cherchant des secteurs plus favorables. Un programme de baguage a été lancé en 2012 dans le Marais Breton et le Marais Poitevin pour mieux comprendre l'utilisation des habitats, l'origine des oiseaux, la longueur de la période postnuptiale et les zones d'hivernage utilisées (Afrique de l'Ouest ou péninsule ibérique).

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