jeudi 11 juillet 2013

LE CYGNE CHANTEUR


Identification :
Il se distingue du cygne tuberculé dont la taille est similaire par son bec jaune et noir, par le maintien plus rigide de son cou lorsqu'il est en activité ou au repos et enfin par le bruit musical que produisent ses ailes en vol. Son plumage est entièrement blanc, ses pattes palmées sont noires. Les juvéniles revêtent une livrée gris-brun et n'adoptent leur plumage définitif qu'après la première année. Le cygne chanteur peut également être confondu avec le cygne de bewick dont il est très proche. Deux critères permettent de les différencier : le cygne chanteur est nettement plus grand avec un cou plus allongé et une tête plus anguleuse, la répartition des couleurs jaune et noir se fait différemment : alors que le bec du cygne chanteur paraît globalement jaune avec une simple extrémité noire, celui du cygne de bewick est majoritairement noir avec la base jaune, au mieux, mi-jaune, mi-noir.

Chant : C'est le plus bruyant des cygnes et les variations de son chant lui ont valu le nom cygne chanteur. Leurs cris ahng heu ... kouh-kéh doux et modulés résonnent pareil au son voilé d'une cloche lointaine. Les mélodies de leurs chants sont composées généralement de 6 ou 7 notes aux tonalités montantes et descendantes.
Le chant du cygne a inspiré bon nombre de compositeurs et philosophes qui l'ont souvent traduit comme un discours ou un récital d'adieu.

Habitat : Dans son aire de nidification, il fréquente les eaux libres et peu profondes des lacs de steppe, des réservoirs naturels et des étangs de la toundra. En hiver, on le retrouve plutôt dans les paysages agricoles de plaine, soit directement à proximité du littoral, soit à l'intérieur des terres dans des prairies inondables.
Contrairement au cygne tuberculé, il ne relève jamais les ailes au dessus du dos quand il nage et son cou est plus droit et tendu.

Comportements : Le cygne chanteur niche principalement dans les régions boréales de l'Eurasie. Il est localisé en trois groupes bien distincts : le groupe le plus occidental niche en Islande, ses effectifs sont estimés à 16 000 individus et sont stables ; le groupe central niche en Scandinavie et en Russie Occidentale, il est estimé à 59 000 individus et est en constante progression ; enfin, le groupe le plus oriental stationne en Sibérie, ses effectifs sont environ de 17 000 et semblent en déclin.
Lorsque surviennent les premiers froids au début de l'automne, ces différents groupes migrent vers le sud. Le groupe occidental basé originellement sur l'Islande occupe les îles Britanniques, le littoral de la mer du Nord et de la Manche jusqu'à la pointe de la Bretagne. Le groupe oriental s'installe en bordure de la mer Caspienne et de la mer Noire, le groupe basé en Scandinavie étant celui qui subit le moins de déplacement. En hiver, le cygne chanteur, tout comme le cygne de bewick, passe beaucoup de temps à pâturer.

Vol : Moins agile au décollage et au posé que ses cousins, il se pose sur l'eau en glissant davantage à la surface. Il décolle bruyamment en courant sur l'eau, par contre son vol reste très silencieux.

Nidification : Les couples se forment pour la vie. Le mâle prend une part très active dans la construction du nid. Celui-ci est volumineux et confectionné principalement de tiges et des feuilles. Le fond est tapissé de brindilles, de feuilles et de plumes. En avril-mai, la femelle pond 4 à 7 oeufs qui sont couvés entre 5 et 6 semaines. Les jeunes sont nidifuges et leur mère les porte sur son dos sous la surveillance agressive et la protection du mâle. L'envol s'effectue environ 87 à 90 jours après l'éclosion.

Régime : Il est essentiellement végétarien et se nourrit de végétaux aquatiques dont il utilise toutes les parties (tiges, feuilles, racines, pousses et racines). On peut également l'observer broutant l'herbe des prés à la manière des oies. Une infime partie de son alimentation est constituée de petits invertébrés.

Protection / Menaces : Menacé à cause des dérangements, de la modification de son habitat, de la chasse illégale et de la pollution par le plomb et par les produits agricoles. La collision contre les lignes électriques ne semble pas frapper notablement la population.





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