dimanche 7 juillet 2013

LE HARLE BIEVRE


Ce canard majoritairement sédentaire se plaît sur les lacs du plateau suisse. De nombreux harles s'y sont en effet installés à l'année. La population nicheuse helvétique qui avait été évaluée à 15 couples en 1930 s'est considérablement accrue pour atteindre 670 couples en 1998.
Bien sûr, les harles sont bien plus nombreux en hiver. L'arrivée de ces hivernants scandinaves et sibériens se remarque dès le mois de novembre mais surtout en décembre. Les vagues de froid et le gel poussent probablement une partie des oiseaux à quitter la mer Baltique pour se rendre plus au sud. Le départ de nos lacs débute à fin février et se termine à fin mars.
Le harle bièvre est un canard plongeur qui mange du poisson. Il se nourrit principalement de proies d'assez petite taille. Il les capture dans les eaux peu profondes, généralement à moins de 4 mètres et reste immergé entre 25 et 45 secondes.
D'un naturel plutôt farouche, le harle a colonisé les eaux urbaines et s'est rapproché des hommes depuis sa mise sous protection au début des années septante, au point de changer de régime alimentaire et de quémander du pain.
Le harle niche le long des lacs et des grandes rivières et installe son nid dans la cavité d'un arbre jusqu'à 12 mètres de hauteur. La ponte a lieu début avril et l'incubation par la femelle dure de trente à trente-cinq jours. Un ou deux jours après l'éclosion, la femelle incite les poussins à sauter du nichoir, quelle que soit la hauteur, pour les conduire jusqu'au lac ou la rivière, les transportant souvent sur le dos. La pose de nichoirs peut compenser l'absence des vieux arbres.

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